Les 7 erreurs courantes des propriétaires de sites WordPress (et comment les corriger)

Quand on dirige une petite entreprise, on porte toutes les casquettes à la fois : manager, commercial, comptable… et bien souvent, gestionnaire du site internet. Faute de temps ou de formation, le site web de la structure passe trop souvent au second plan. On se contente du fait qu’il soit « en ligne ».

Pourtant, un site WordPress est un outil de travail au même titre qu’un utilitaire ou une machine d’atelier. S’il est mal configuré ou négligé, il peut rapidement se transformer en nid à problèmes.

Pour vous aider à faire le point, voici les 7 erreurs les plus fréquentes commises par les dirigeants de TPE sur WordPress, et les solutions simples pour y remédier.

1. Utiliser « admin » comme identifiant de connexion

C’est l’erreur de sécurité numéro un. Lorsque vous laissez l’identifiant par défaut « admin » ou le prénom de votre entreprise, vous mâchez la moitié du travail des pirates informatiques.

  • Le risque : Les robots malveillants n’ont plus qu’à tester des milliers de mots de passe pour s’introduire chez vous.

  • La solution : Créez un profil d’administrateur avec un identifiant unique et complexe (mêlant lettres et chiffres) et supprimez l’ancien compte « admin ».

2. Accumuler les extensions « au cas où »

Le grand point fort de WordPress, c’est qu’on peut y ajouter des fonctionnalités en un clic grâce aux extensions (plugins). On teste un outil de galerie photo, un système de pop-up, un compteur de visites… puis on oublie de les désinstaller.

  • Le risque : Plus vous avez d’extensions actives (ou même inactives mais stockées sur votre site), plus votre site devient lourd, lent et difficile à sécuriser. Chaque plugin est une faille potentielle.

  • La solution : Faites un grand ménage de printemps. Si une extension ne sert pas directement à votre activité ou à l’expérience de vos clients, supprimez-la définitivement.

3. Choisir des extensions ou thèmes abandonnés

Dans le monde du web, les technologies évoluent tous les mois. Une extension qui fonctionnait à merveille en 2023 peut être totalement obsolète aujourd’hui si son créateur a arrêté de s’en occuper.

  • Le risque : Une extension non mise à jour par son développeur devient incompatible avec les nouvelles versions de WordPress et crée des bugs d’affichage ou des failles de sécurité.

  • La solution : Avant d’installer un outil, vérifiez toujours sa date de dernière mise à jour sur le catalogue WordPress. Si elle remonte à plus d’un an, passez votre chemin.

4. Négliger le poids des images

Vous venez de prendre une magnifique photo d’une de vos réalisations avec votre smartphone de dernière génération et vous la publiez directement sur votre site. C’est une excellente idée pour votre communication, mais un désastre technique.

  • Le risque : Une photo brute pèse souvent entre 4 et 8 Mo. Multipliée par dix pages, votre site devient d’une lenteur décourageante pour vos clients (surtout sur mobile) et Google vous pénalise.

  • La solution : Redimensionnez et compressez vos images avant de les charger. Des outils gratuits en ligne permettent de diviser le poids d’une image par dix sans en perdre la qualité visuelle.

5. Mélanger les profils utilisateurs

Donner les accès « Administrateur » (le niveau de contrôle absolu qui permet de tout supprimer) à votre stagiaire, à votre rédacteur externe ou au cousin qui « s’y connaît un peu en informatique » est un jeu dangereux.

  • Le risque : Une fausse manipulation est vite arrivée. Quelqu’un de moins expérimenté peut désactiver une extension vitale ou modifier un réglage sans s’en rendre compte.

  • La solution : Utilisez les rôles natifs de WordPress. Attribuez le rôle d’Éditeur ou d’Auteur pour la personne qui rédige vos actualités, et gardez jalousement le rôle d’Administrateur pour vous ou votre prestataire technique.

6. Oublier de tester le formulaire de contact

Votre site est en ligne, le design vous plaît, tout semble parfait. Mais avez-vous essayé de vous envoyer un message depuis votre propre formulaire récemment ?

  • Le risque : Avec les mises à jour des serveurs de messagerie, il arrive fréquemment que les e-mails envoyés par un site WordPress finissent dans les spams de votre hébergeur ou cessent d’émettre. Vous passez peut-être à côté de demandes de devis cruciales sans le savoir.

  • La solution : Prenez l’habitude de tester vos formulaires une fois par mois, comme si vous étiez un client.

7. Penser que « l’hébergeur s’occupe de tout »

C’est l’erreur de croyance la plus répandue chez les chefs d’entreprise. Vous payez un abonnement chez OVH, o2Switch ou un autre hébergeur, donc vous pensez que votre site est géré.

  • La réalité : L’hébergeur fournit uniquement le terrain (le serveur) et s’assure qu’il est alimenté en électricité et en réseau. Ce qui se passe à l’intérieur de votre maison (votre site WordPress, ses bugs, ses mises à jour, sa sécurité interne) reste entièrement sous votre responsabilité.

Reprenez le contrôle de votre outil de travail

Gérer une TPE demande déjà une énergie considérable au quotidien. S’improviser technicien web entre deux rendez-vous clients ou la gestion des factures est souvent le meilleur moyen de commettre l’une de ces erreurs.

Si vous vous êtes reconnu dans plusieurs de ces points, rassurez-vous : il n’est jamais trop tard pour redresser la barre. Pour vous concentrer à 100 % sur votre cœur de métier tout en gardant un outil digital performant, déléguer ces aspects à un professionnel de la maintenance reste la solution la plus rentable et la plus sereine pour votre business.

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